Ce test visait à déterminer la résistance de ces 90 banques en cas de choc économique. Les banques sont soumises au respect de certains ratios en fonds propres visant à s’assurer de la solidité financière de ces dernières mais ce test visait à déterminer leur résistance en cas de choc relatif à la croissance, au chômage et prix de l’immobilier. Ce test visait donc à prendre en compte, au-delà des ratios existants, une situation de crise économique.
Ce test revêt une importance particulière compte tenu de la conjoncture économique actuelle et des problèmes potentiels de solvabilité rencontrés par la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne et maintenant ceux qui pourraient concerner l’Italie. En effet, les banques prêtes aux états (via souscription à des titres de dette émis par ces derniers sur le marché). Dès lors des banques peu solides ne pourraient résister au défaut d’un Etat en défaut de remboursement. On peut toutefois douter de l’utilité d’un tel test dans une telle situation, les conséquences du défaut d’un état étant sans commune mesure avec une situation de crise économique.
Certains critiques donc les résultats d’un tel test pour ces raisons mais également car les critères ayant été pris en compte pour ce test seraient dans tous les cas moins exigeants que les ratios demandés aux banques par Bale III.